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  <channel rdf:about="http://http://www.mythologie.dzblog.com">

    <title><![CDATA[Mythe, entre nostalgie et reniement]]></title>
    <link>http://www.mythologie.dzblog.com</link>
    <description><![CDATA[Le monde moderne veut que le mythe disparaisse du champ culturel pris au sens péjoratif de mensonge alors qu'il est à l'origine l'horizon de toute culture.Ces deux interprétaions le positionnent.Faut-il accepter l'une ou l'autre? C'est à vous de juger.]]></description>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:creator>Over Blog</dc:creator>
    <dc:creator.e-mail>admin@dzblog.com</dc:creator.e-mail>
    <dc:date>2008-07-25</dc:date>

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  <item rdf:about="http://www.mythologie.dzblog.com/article-36925.html">
    <title><![CDATA[Le discours littéraire à la croisée de l'Histoire et de la mythologie]]></title>
    <link>http://www.mythologie.dzblog.com/article-36925.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>La Kah&eacute;na est la reine berb&egrave;re, qui r&eacute;sista &agrave; l'envahisseur arabe apr&egrave;s la mort de Kusayla en tenant t&ecirc;te aux orientaux. Kahina, Surnom de la reine des Aur&egrave;s signifie la Proph&eacute;tesse pour certains et la tra&icirc;tresse pour d&rsquo;autres. E.F.Gautier, rappelle que le nom de Kah&eacute;na signifie &laquo; sorci&egrave;re &raquo;, &laquo; pr&ecirc;tresse &raquo;, elle a ce nom dans les trois langues l&rsquo;h&eacute;breu, l&rsquo;arabe et le punique. Il ajoute qu&rsquo;elle a un caract&egrave;re sacr&eacute;. <br />Le personnage de Kahina ou Dihya, de religion juive ou animiste, est connu historiquement dans tout le Maghreb pour avoir dirig&eacute; une opposition farouche contre les conqu&eacute;rants arabes, dans l&rsquo;Aur&egrave;s alg&eacute;rien. <br />La reine a pratiqu&eacute; la politique d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e de la terre br&ucirc;l&eacute;e, d&eacute;truisant les villes et br&ucirc;lant les plantations pour d&eacute;courager les Arabes. Mais cette politique met &agrave; mal la population citadine (grecque et berb&egrave;re) et campagnarde. Ibn al-Nu'man profite de cette situation et reprend l'offensive. <br />Mais &agrave; la veille de la bataille, la Kah&eacute;na, sentant sa fin s&rsquo;approchait, ordonna &agrave; ses deux fils de rejoindre les rangs des Arabes, ils ont re&ccedil;u un commandement afin de mener la guerre contre les Berb&egrave;res comme le pr&eacute;tendent certaines sources. <br />Une autre version, celle de Gautier pr&eacute;cise qu&rsquo;avant la bataille, elle a pris de la farine d&rsquo;orge qu&rsquo;elle a agglom&eacute;r&eacute; avec de l&rsquo;huile et qu&rsquo;elle a plac&eacute;e sur ses sein, puis a appel&eacute; ses deux enfants et la leur fit manger avec Khaled, le prisonnier arabe, sur sa poitrine selon un rite de fraternit&eacute;, un rite d&rsquo;adoption, ce qui a augment&eacute; la col&egrave;re de son peuple. <br />La derni&egrave;re bataille eut lieu &agrave; Tabarqa. La Kah&eacute;na y fut vaincue et d&eacute;capit&eacute;e au lieu dit, depuis, Bir al-Kahina (le puits de la Kahina) alors que d&rsquo;autres affirment qu&rsquo;elle s&rsquo;est laiss&eacute;e mourir au fond du puits. Cette d&eacute;faite signa son exil et son reniement, son existence sera l&rsquo;objet d&rsquo;une amn&eacute;sie voltaire au cours de l&rsquo;Histoire du Maghreb. <br />L'histoire de cette femme fougueuse et indomptable a fait mati&egrave;re de plusieurs &oelig;uvres romanesques et les romanciers s'en sont empar&eacute;s. Elle est devenue un mythe pour des raisons historiques et biographiques : sa vie et son passage d&rsquo;une femme reine berb&egrave;re &agrave; une guerri&egrave;re redoutable, de la gloire &agrave; l&rsquo;obscurit&eacute; et de l&rsquo;admiration &agrave; l&rsquo;exil et le reniement. Il s&rsquo;agit d&rsquo;une histoire qui a le caract&egrave;re d&rsquo;une trag&eacute;die. Elle incarne, apr&egrave;s sa mort, dans les temps difficiles du colonialisme, l&rsquo;exaltation de l&rsquo;amour de la terre et la r&eacute;sistance contre l&rsquo;envahisseur, figure de l&rsquo;autochtonie. <br />Comment est-elle devenue un mythe litt&eacute;raire ? En s&rsquo;accrochant &agrave; l&rsquo;Histoire pour &ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute;e comme personnage h&eacute;ro&iuml;que saisi entre l&rsquo;ascension et la chute, la transgression et le ch&acirc;timent ; elle devient figure &agrave; la fois valoris&eacute;e et d&eacute;valoris&eacute;e &agrave; partir d&rsquo;un nombre d&rsquo;&oelig;uvres associant les noms de Marcelle Magdinier, Kateb Yacine, Mohamed Kha&iuml;r Edine, Nabil Far&egrave;s, ou tout r&eacute;cemment Salim Bachi, auteurs qui ont soit r&eacute;&eacute;crit sa vie, soit particip&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration, d&rsquo;une fa&ccedil;on plus ou moins consciente, d&rsquo;une figure mythique qui se substitue au personnage historique, influant de la sorte la lecture de leurs textes. <br />Marcelle Magdinier retrace son parcours guerrier en soulignant que toute recherche d&rsquo;une exactitude historique de son existence serait vaine et que cela importe peu. Qu&rsquo;elle ait &eacute;t&eacute; la plus grande figure de r&eacute;sistance contre l&rsquo;Arabe conqu&eacute;rant, Dihia, fille d&rsquo;un chef de tribu, devenue elle-m&ecirc;me chef de clan, a valeur de symbole qui traduit une tr&egrave;s grande passion pour la libert&eacute;. Une femme insoumise, indomptable qui a &laquo; <em>des yeux &agrave; voir ce que tout le monde ne voit pas, les yeux d&rsquo;une inspir&eacute;e, d&rsquo;une Kah&eacute;na</em> &raquo;. Marcelle Magdinier.<br />Le mythe de la Kah&eacute;na domine le r&eacute;cit de Nabil Far&egrave;s qui, dans M&eacute;moire de l&rsquo;absent, met en perspective la trahison de Koceila par la Kah&eacute;na en prenant un conqu&eacute;rant pour amant, ce qui a provoqu&eacute; l&rsquo;&eacute;clatement de la tribu. Cet &laquo; m&eacute;taphore &raquo; de la trahison refl&egrave;te le discours historique qui a longtemps sillonn&eacute; le statut de cette figure rendue mythique. <br />Nous la trouvons parfois valoris&eacute;e quand il explique qu&rsquo; : &laquo; <em>On raconte que les Tribus du Hidjaz furent arr&ecirc;t&eacute;es par la guerre de Kah&eacute;na &raquo;</em>, revalorisation de son acte de guerri&egrave;re farouche. Il ajoute sur un ton regrettable, &agrave; propos de sa d&eacute;faite : &laquo; <em>C&rsquo;est depuis cette &eacute;poque que le pays est devenu plusieurs, et que, le Maghreb est devenu l&rsquo;histoire de l&rsquo;impossible royaume berb&egrave;re</em> &raquo;. Ainsi commen&ccedil;a une nouvelle &eacute;tape dans l&rsquo;Histoire du Maghreb : le passage du paganisme &agrave; l&rsquo;Islam.Ce roman est une plong&eacute;e dans le pass&eacute; le plus lointain du Maghreb o&ugrave; les Berb&egrave;res se rebellent contre leur reine qui signa leur exil et errance. <br />Les romanciers maghr&eacute;bins de langue fran&ccedil;aise, et notamment Kateb, font l&rsquo;&eacute;loge de sa r&eacute;sistance qui renvoie au r&ocirc;le de la femme dans la soci&eacute;t&eacute; berb&egrave;re, pr&eacute;-islamique. Elle repr&eacute;sente les valeurs de la lutte d&rsquo;une femme dans les temps anciens. La Kah&eacute;na est la rebelle qui refuse la soumission jusqu'&agrave; la mort. L&rsquo;introduction de ce mythe t&eacute;moigne d&rsquo;une valorisation de la figure f&eacute;minine dans le pass&eacute; du Maghreb m&ecirc;me si parfois les versions rapport&eacute;es la d&eacute;sacralisent. <br />Il en est ainsi dans La guerre de 2000 ans o&ugrave; intervient ce personnage de la Kah&eacute;na, qui, tel un oracle s'&eacute;crie : <br /><br /><em>(&hellip;) Ils veulent nous prendre notre pays. <br />Le seul Dieu que nous connaissons, <br />On peut le voir et le toucher : <br />Je l'embrasse devant vous <br />C'est la terre vivante <br />La terre qui vous fait vivre. La terre libre d'Amazigh !</em> Kateb Yacine.<br />Pour Kateb, le monde des femmes est un oc&eacute;an de secrets, un monde inconnu et il est temps de le mettre en lumi&egrave;re en montrant &agrave; quel point nous ignorons tout de nos femmes. <br />Par Kahina ou Dihya : &laquo; Il s'agissait de faire revivre la Kahina. Montrer son r&ocirc;le, c'&eacute;tait montrer que les femmes jouent un r&ocirc;le dans l'histoire (&hellip;) <em>C'est montrer &agrave; quel point la femme a pu &ecirc;tre libre dans le pass&eacute;. La libert&eacute; pour nous est au pass&eacute; au lieu d'&ecirc;tre &agrave; l'avenir</em> &raquo;, disait Kateb. <br />Chez Salim Bachi, le mythe de la Kah&eacute;na est &agrave; la fois d&eacute;sacralis&eacute; et sacralis&eacute;. L&rsquo;auteur revisite ce pass&eacute; lointain voulant par l&agrave;, expliquer son geste &agrave; la fois valoris&eacute; et d&eacute;valoris&eacute; selon les diff&eacute;rentes versions qui en existent. <br />Elle est : &laquo; <em>la Kah&eacute;na, la Tra&icirc;tresse et la juive</em> &raquo; explique la narratrice. Elle est aussi : &laquo; <em>La sorci&egrave;re des Arabes &raquo;</em>, les diff&eacute;rents qualificatifs qu&rsquo;on en donne. Mais elle affirme plus loin que : <br />&quot;<em>La Kah&eacute;na persistait dans la m&eacute;moire des indig&egrave;nes comme la femme qui se refusa &agrave; eux et qui se dressa &agrave; rebours de la conqu&ecirc;te musulmane. Ces m&ecirc;mes indig&egrave;nes oubliaient que La Kah&eacute;na &eacute;taient des leurs, puisque berb&egrave;res, ils le furent tous et que tous se dress&egrave;rent contre l&rsquo;envahisseur ; mais la m&eacute;moire des hommes, bien que s&eacute;lective ou intermittente, n&rsquo;en est pas moins une rou&eacute;e qui se moque des oublis et des longs sommeils de l&rsquo;&acirc;me&quot;.</em> <br />Ces indig&egrave;nes ne pardonnaient pas Bergagna, le colon maltais, d&rsquo;avoir donn&eacute; ce nom &agrave; sa maison. C&rsquo;est son ouvrier qui lui a sugg&eacute;r&eacute; de la baptiser ainsi : &laquo; <em>(&hellip;) il reviendrait b&acirc;tir sa maison, La Kah&eacute;na, dont le nom lui fut sugg&eacute;r&eacute; par un ouvrier, un Arabo-berb&egrave;re, sans culture, ensauvag&eacute; comme ils l&rsquo;&eacute;taient tous &raquo;.</em> <br />Cette villa est b&acirc;tie sur les terres des Beni Djer, appartenait &agrave; ce colon maltais et portait le nom d&rsquo;une guerri&egrave;re farouche contre l&rsquo;envahisseur, le contraste est flagrant, la narratrice en donne plus d&rsquo;explication : &laquo; La Kah&eacute;na, &eacute;trange d&eacute;nomination pour une maison de colon, quand on pense que cette reine berb&egrave;re survivait dans les m&eacute;moires en raison de son acharnement &agrave; vaincre l&rsquo;envahisseur &raquo;. <br />L&rsquo;univers du Maghreb antique exerce une tr&egrave;s grande fascination sur lui, un monde de myst&egrave;res que refl&egrave;tent le d&eacute;cor et les objets de cette maison mauresque qui fut sa plus belle r&eacute;alisation et sa fiert&eacute; : &laquo; La Kah&eacute;na, son royaume infini, combla myst&eacute;rieusement ses manques &raquo;. Elle lui offre un autre horizon : un coffre berb&egrave;re qu&rsquo;il avait achemin&eacute; de Kabylie, un tapis retrouv&eacute; dans un bazar de Gharda&iuml;a et d&rsquo;autres objets antiques constituent son monde : <br /><em>&quot;(&hellip;) Un buste romain que la lumi&egrave;re du jour &eacute;clairait et caressait d&eacute;licatement, une statuette votive dont il ne se souvenait plus et qu&rsquo;il d&eacute;couvrait comme s&rsquo;il l&rsquo;e&ucirc;t invent&eacute;e &agrave; l&rsquo;instant, un coffre massif o&ugrave; racontait-on, les riches Berb&egrave;re rangeaient leurs effets, il imaginait alors ces femmes qui l&rsquo;avaient toujours fascin&eacute;, habill&eacute;es de couleurs vives, chatoyantes, la t&ecirc;te ceinte d&rsquo;un large foulard qui retombait sur leurs &eacute;paules, se penchant pour rechercher au fond du coffre un collier d&rsquo;am&eacute;thyste, ou un bracelet d&rsquo;argent incrust&eacute; de nacre et de corail.&quot;</em><br />La fascination de cet univers et l&rsquo;amour que porte ce colon &agrave; cette demeure et sa symbolique se trouvent en opposition cruelle par rapport au m&eacute;pris et &agrave; la haine que vouent les indig&egrave;nes envers leur reine et leur pass&eacute;. L&rsquo;ironie exprime mieux cette contradiction tragique qui fait rire et frissonner &agrave; la fois. <br />Mais malheureusement : <br /><em>Morte, la Kah&eacute;na rejoignit les constellations, non pas le syst&egrave;me &eacute;toil&eacute; qui s&rsquo;agite sur les &eacute;crans des salles obscurs, mais, plus s&eacute;rieusement, cet &eacute;trange s&eacute;pulcre, lointain, inaccessible, o&ugrave; les dieux, redoutables, se maintenaient &agrave; une distance raisonnable des hommes</em> &raquo;, raconte la narratrice. <br />Ainsi, la Kah&eacute;na se transforma en mythe, ici le mot est pris au sens p&eacute;joratif, un r&eacute;cit imaginaire, voire une fabulation. Car les cyrth&eacute;ens redoutent cette guerri&egrave;re berb&egrave;re dont &laquo;<em> la geste &eacute;tait encore sur toutes les l&egrave;vres indig&egrave;nes &raquo;.</em> Elle sera rejet&eacute;e et objet d&rsquo;une amn&eacute;sie volontaire &agrave; travers les si&egrave;cles. <br />L&rsquo;introduction de ce mythe se veut contre toute amn&eacute;sie volontaire et tout reniement de l&rsquo;histoire de ce pass&eacute; antique. Revisiter le mythe, lui redonner sens et le red&eacute;couvrir afin qu&rsquo;il prenne valeur dans le monde moderne, tel est donc le propos de cette incursion mythique. <br />L&rsquo;&eacute;crivain plonge dans les temps les plus obscurs de l&rsquo;Histoire du Maghreb et d&eacute;terre des symboles, aussi embl&eacute;matiques que mythiques. Voil&agrave; pourquoi dans les &oelig;uvres choisies, le mythe exerce une fascination car il traduit cette qu&ecirc;te ind&eacute;finie des origines et de l&rsquo;identit&eacute;. <br />Pour certains &eacute;crivains, l&rsquo;histoire est fauss&eacute;e, falsifi&eacute;e, cach&eacute;e. C&rsquo;est ce qui le pousse &agrave; aller au fond des choses, souterraines et plus profondes. Et forc&eacute;ment, il foule le terrain du mythique o&ugrave; il retrouve une part de l&rsquo;authenticit&eacute;. Car le mythe r&eacute;pond symboliquement &agrave; des questions comme l'origine, et la plupart des mythes se r&eacute;f&egrave;rent &agrave; une &eacute;poque r&eacute;volue, &agrave; un temps primordial consid&eacute;r&eacute; comme la matrice du temps pr&eacute;sent. Par cette introduction mythique, il s&rsquo;agit du retour d&rsquo;un pass&eacute; h&eacute;ro&iuml;que o&ugrave; les conqu&eacute;rants se sont succ&eacute;d&eacute;s trouvant une r&eacute;sistance incarn&eacute;e par des figures f&eacute;minines telles la Kah&eacute;na, des croyances ancestrales et un amour patriotique. Le mythe rev&ecirc;t donc la forme d&rsquo;une qu&ecirc;te d&rsquo;un pass&eacute; ancestral, d&rsquo;une femme &eacute;nigmatique et myst&eacute;rieuse. <br />Quoi qu&rsquo;il en soit, le projet romanesque de ces productions s&rsquo;&eacute;labore d&rsquo;abord par la destruction des discours historiques, puis le d&eacute;mant&egrave;lement des &laquo;faux mythes&raquo;, et c&rsquo;est la l&eacute;gende qui vient combler le vide. Se sont des mythes touchant aux origines de la constitution arabo-berb&egrave;re du Maghreb. Le mythe devient donc &agrave; la fois symbole et pr&eacute;texte &agrave; une production. <br />Ainsi le sens de l&rsquo;Histoire d&eacute;coulerait nom d&rsquo;un discours explicite du texte, mais serait produit par le mythe introduit, et la symbolique qu&rsquo;il v&eacute;hicule. Les deux romans sont donc des textes producteurs d&rsquo;Histoire, constitutifs d&rsquo;une identit&eacute; r&eacute;volutionnaire.&nbsp;<br /><br /><img style="BORDER-RIGHT: #000000 1px solid; BORDER-TOP: #000000 1px solid; BORDER-LEFT: #000000 1px solid; BORDER-BOTTOM: #000000 1px solid" height="75" src="http://fdata.blogmaster.fr/0/01/06/98/thumbs/photo2statue-de-la-kahena.jpg" width="75" align="absMiddle" alt="" />&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Statue de la Kah&eacute;na, reine des aur&egrave;s &agrave; Khanchla.</p>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Boughachiche. Myriam]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2006-04-20T17:33:29+02:00</dc:date>
  </item>

	
  <item rdf:about="http://www.mythologie.dzblog.com/article-36572.html">
    <title><![CDATA[Mythe: perspectives et enjeux]]></title>
    <link>http://www.mythologie.dzblog.com/article-36572.html</link>
				 <content:encoded><![CDATA[<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%">
<div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"><span style="FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; LINE-HEIGHT: 200%">&nbsp;<font color="#000000">&quot;<em>Les mythes nous pressent de toutes parts, ils servent &agrave; tout, ils expliquent tout</em>.&nbsp;&quot;,&nbsp;&nbsp; Honor&eacute; de Balzac.</font></span></div>
<div style="MARGIN: 0cm 0cm 0pt 35.4pt; LINE-HEIGHT: 200%"><span style="FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; LINE-HEIGHT: 200%"><font color="#000000">&nbsp;&quot;&nbsp;<em>Les mythes (&hellip;) attendent que nous les incarnions. Qu&rsquo;un seul homme au monde r&eacute;ponde &agrave; leur appel, et ils nous offrent leur s&egrave;ve intacte</em>&nbsp;&quot;, Albert Camus.</font></span></div>
<div><font color="#000000">&nbsp;</font></div>
</div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><font color="#000000">&quot;<span>Mythologie&quot;: le mot &eacute;voque des ph&eacute;nom&egrave;nes &eacute;tonnants. Il &eacute;voque des histoires que l'on consid&egrave;re souvent comme irr&eacute;elles, voire insignifiantes. </span>La mythologie renvoie &agrave; l'ensemble des r&eacute;cits merveilleux et &eacute;piques qui appartiennent &agrave; un contexte culturel donn&eacute;: la mythologie grecque, &eacute;gyptienne, indienne, berb&egrave;re...Dans cet ensemble, les mythes peuvent raconter la formation du monde (cosmogonie), la naissance des dieux (th&eacute;ogonie), l'apparition de l'homme (anthropogonie), des histoires&nbsp;de&nbsp;h&eacute;ros l&eacute;gendaires (Ulysse et la guerre de Troie) et bien d&rsquo;autres.</font></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><font color="#000000">Depuis que l&rsquo;humanit&eacute; existe, le mythe existe et ses origines remontent &agrave; l&rsquo;antiquit&eacute;. A l&rsquo;origine il &eacute;tait oral. Il fit partie de la culture orale transmise &agrave; travers les &acirc;ges, et au fil du temps il est devenu &eacute;crit. Avec la naissance de l&rsquo;&eacute;criture, il a &eacute;t&eacute; transcrit et a voyag&eacute; &agrave; travers les aires et les &egrave;res. Ainsi, il a &eacute;t&eacute; et est encore l&rsquo;objet de toutes les reprises et les m&eacute;tamorphoses &agrave; travers diff&eacute;rentes civilisations.</font></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><span style="COLOR: black"><font color="#000000">Or, consid&eacute;r&eacute; -fable, chim&egrave;re-, le mythe a longtemps repr&eacute;sent&eacute; l'irrationalit&eacute; du monde qu&rsquo;il raconte, la barbarie et le d&eacute;sordre des peuples qui l'avaient engendr&eacute;.&nbsp;Mais force est de reconna&icirc;tre que l'essor des sciences humaines et de l'art a largement contribu&eacute; &agrave; la r&eacute;habilitation de ces r&eacute;cits mythiques dans divers domaines et malgr&eacute; les diff&eacute;rentes d&eacute;finitions que recouvrent ce concept &ndash;qui sont parfois contradictoires-, les chercheurs s&rsquo;entendent sur le fait que la fonction principale de ces r&eacute;cits se trouve&nbsp;dans la symbolique que v&eacute;hicule chaque mythe.</font></span></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><font color="#000000">&nbsp;</font></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><span style="COLOR: black"><font color="#000000">Le mot mythe est un concept qui baigne dans une confusion totale depuis des si&egrave;cles. Certains chercheurs insistent sur son caract&egrave;re religieux relevant ainsi du domaine du sacr&eacute;, alors que d&rsquo;autres, le consid&egrave;rent comme simple r&eacute;cit populaire. Ce concept n&rsquo;est jamais d&eacute;fini clairement parce qu il est n&eacute; du myst&egrave;re.</font></span></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><font color="#000000"><em><span style="COLOR: black; FONT-STYLE: normal">Pour certains chercheurs, le mythe peut se d&eacute;finir comme suite de paroles qui ont un sens. </span></em><span style="COLOR: black">Du c&ocirc;t&eacute; des historiens des religions, le mythe se trouve &ecirc;tre le fondement m&ecirc;me de la vie sociale et de la culture. Il est cens&eacute; exprimer la v&eacute;rit&eacute; absolue, parce qu&rsquo;il raconte une histoire sacr&eacute;e.</span></font></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><span style="COLOR: black"><font color="#000000">Du c&ocirc;t&eacute; des philosophes, Paul Ric&oelig;ur explique que&nbsp;le mythe est un r&eacute;cit traditionnel qui a une fonction symbolique&nbsp;: son pouvoir &eacute;tant de d&eacute;couvrir le lien de l&rsquo;homme &agrave; son sacr&eacute;, une dimension de la pens&eacute;e humaine.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </font></span></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><span style="COLOR: black"><font color="#000000">Pour les hell&eacute;nistes&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>le mythe est un r&eacute;cit traditionnel assez important pour avoir &eacute;t&eacute; conserv&eacute; et transmis de g&eacute;n&eacute;ration en g&eacute;n&eacute;ration au sein d&rsquo;une culture et qui relate des actions de h&eacute;ros ou d&rsquo;&ecirc;tres l&eacute;gendaires dont la geste se situe dans un autre temps que le n&ocirc;tre&nbsp;</em>&raquo;<em>, </em>note Jean Pierre Vernant. </font></span></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><span style="COLOR: black"><font color="#000000">&nbsp;</font></span></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><span style="COLOR: black"><font color="#000000">Roland Barthes pense que &laquo;&nbsp;<em>le mythe est une parole</em>&nbsp;&raquo;. Cette parole est choisie par l&rsquo;histoire et en anthropologie, Claude L&eacute;vi-Strauss constate que le mythe a pour fonction d&rsquo;&ecirc;tre un instrument qui permet de r&eacute;soudre une question insoluble.</font></span></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><font color="#000000">&nbsp;</font></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><span style="COLOR: black"><font color="#000000">Et voil&agrave; donc qu&rsquo;on ne cesse &ndash;et ce depuis des si&egrave;cles- d&rsquo;enfermer le mythe dans un cercle de d&eacute;finitions mais toujours il s&rsquo;en &eacute;chappe et demeure un myst&egrave;re ind&eacute;chiffrable, insaisissable et inaccessible.&nbsp;Le mythe se caract&eacute;rise par sa dimension symbolique, m&eacute;taphysique et &nbsp;son atemporalit&eacute; d&rsquo;o&ugrave; son caract&egrave;re ambigu.</font></span></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><font color="#000000">&nbsp;</font></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><span style="COLOR: black"><font color="#000000">Il s'agit d'un r&eacute;cit qui a d'abord &eacute;t&eacute; oral, puis fix&eacute; par des &eacute;crits pr&eacute;sentant un nombre plus ou moins grand de variations. Il raconte une histoire, et cette histoire comporte des &eacute;l&eacute;ments non naturels, magiques, absurdes au regard de la logique et du v&eacute;cu quotidien. Ces &eacute;l&eacute;ments, que les ethnologues appellent &laquo;myth&egrave;mes&raquo;, peuvent &ecirc;tre aussi bien des &eacute;v&eacute;nements, que des d&eacute;cors, des personnages humains ou divins, des animaux, des v&eacute;g&eacute;taux ou m&ecirc;me des monstres dont la signification doit se trouver dans leur valeur symbolique. Cette histoire exige de celui qui la raconte comme de celui qui l'&eacute;coute, de celui qui l'&eacute;crit et de celui qui la lit une croyance. </font></span></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><font color="#000000">&nbsp;</font></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><span style="COLOR: black"><font color="#000000">Les r&eacute;cits mythiques ne sont pas une pure fantaisie ou une illusion mensong&egrave;re comme l'a cru l'&acirc;ge classique. Le mythe cherche &agrave; r&eacute;soudre une question essentielle pour l'homme, que la logique ne peut r&eacute;soudre. </font></span></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><font color="#000000">&nbsp;</font></div>
<div style="TEXT-INDENT: 35.4pt; LINE-HEIGHT: 150%"><span style="COLOR: black"><font color="#000000">C&rsquo;est dans ce sens que ces histoires mythiques m&eacute;ritent d&rsquo;&ecirc;tres revues et interpr&eacute;t&eacute;es. Et l&rsquo;objectif de ce petit travail est la red&eacute;couverte d&rsquo;un monde inconnu, un monde &eacute;nigmatique, un monde pr&eacute;sent/absent, longtemps ni&eacute;. Bref un monde qui m&eacute;rite sa red&eacute;couverte.</font></span></div>
<div style="LINE-HEIGHT: 150%"><span style="COLOR: black"><br clear="all" /><span style="COLOR: black"><span style="FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; LINE-HEIGHT: 200%"><span style="COLOR: black"><span style="FONT-SIZE: 9pt; COLOR: black; LINE-HEIGHT: 200%"></span></span></span></span>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; </span></div>]]></content:encoded>
	   
    <dc:creator><![CDATA[Boughachiche. Myriam]]></dc:creator>
    <dc:language>fr</dc:language>
    <dc:date>2006-04-19T16:09:38+02:00</dc:date>
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