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Pseudo: Boughachiche. MyriamCatégorie: Art et cultureDescription:
Le monde moderne veut que le mythe disparaisse du champ culturel pris au sens péjoratif de mensonge alors qu'il est à l'origine l'horizon de toute culture.Ces deux interprétaions le positionnent.Faut-il accepter l'une ou l'autre? C'est à vous de juger.
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Univers mythique

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Mercredi 19 Avril 2006
 "Les mythes nous pressent de toutes parts, ils servent à tout, ils expliquent tout. ",   Honoré de Balzac.
 " Les mythes (…) attendent que nous les incarnions. Qu’un seul homme au monde réponde à leur appel, et ils nous offrent leur sève intacte ", Albert Camus.
 
"Mythologie": le mot évoque des phénomènes étonnants. Il évoque des histoires que l'on considère souvent comme irréelles, voire insignifiantes. La mythologie renvoie à l'ensemble des récits merveilleux et épiques qui appartiennent à un contexte culturel donné: la mythologie grecque, égyptienne, indienne, berbère...Dans cet ensemble, les mythes peuvent raconter la formation du monde (cosmogonie), la naissance des dieux (théogonie), l'apparition de l'homme (anthropogonie), des histoires de héros légendaires (Ulysse et la guerre de Troie) et bien d’autres.
Depuis que l’humanité existe, le mythe existe et ses origines remontent à l’antiquité. A l’origine il était oral. Il fit partie de la culture orale transmise à travers les âges, et au fil du temps il est devenu écrit. Avec la naissance de l’écriture, il a été transcrit et a voyagé à travers les aires et les ères. Ainsi, il a été et est encore l’objet de toutes les reprises et les métamorphoses à travers différentes civilisations.
Or, considéré -fable, chimère-, le mythe a longtemps représenté l'irrationalité du monde qu’il raconte, la barbarie et le désordre des peuples qui l'avaient engendré. Mais force est de reconnaître que l'essor des sciences humaines et de l'art a largement contribué à la réhabilitation de ces récits mythiques dans divers domaines et malgré les différentes définitions que recouvrent ce concept –qui sont parfois contradictoires-, les chercheurs s’entendent sur le fait que la fonction principale de ces récits se trouve dans la symbolique que véhicule chaque mythe.
 
Le mot mythe est un concept qui baigne dans une confusion totale depuis des siècles. Certains chercheurs insistent sur son caractère religieux relevant ainsi du domaine du sacré, alors que d’autres, le considèrent comme simple récit populaire. Ce concept n’est jamais défini clairement parce qu il est né du mystère.
Pour certains chercheurs, le mythe peut se définir comme suite de paroles qui ont un sens. Du côté des historiens des religions, le mythe se trouve être le fondement même de la vie sociale et de la culture. Il est censé exprimer la vérité absolue, parce qu’il raconte une histoire sacrée.
Du côté des philosophes, Paul Ricœur explique que le mythe est un récit traditionnel qui a une fonction symbolique : son pouvoir étant de découvrir le lien de l’homme à son sacré, une dimension de la pensée humaine.              
Pour les hellénistes : « le mythe est un récit traditionnel assez important pour avoir été conservé et transmis de génération en génération au sein d’une culture et qui relate des actions de héros ou d’êtres légendaires dont la geste se situe dans un autre temps que le nôtre », note Jean Pierre Vernant.
 
Roland Barthes pense que « le mythe est une parole ». Cette parole est choisie par l’histoire et en anthropologie, Claude Lévi-Strauss constate que le mythe a pour fonction d’être un instrument qui permet de résoudre une question insoluble.
 
Et voilà donc qu’on ne cesse –et ce depuis des siècles- d’enfermer le mythe dans un cercle de définitions mais toujours il s’en échappe et demeure un mystère indéchiffrable, insaisissable et inaccessible. Le mythe se caractérise par sa dimension symbolique, métaphysique et  son atemporalité d’où son caractère ambigu.
 
Il s'agit d'un récit qui a d'abord été oral, puis fixé par des écrits présentant un nombre plus ou moins grand de variations. Il raconte une histoire, et cette histoire comporte des éléments non naturels, magiques, absurdes au regard de la logique et du vécu quotidien. Ces éléments, que les ethnologues appellent «mythèmes», peuvent être aussi bien des événements, que des décors, des personnages humains ou divins, des animaux, des végétaux ou même des monstres dont la signification doit se trouver dans leur valeur symbolique. Cette histoire exige de celui qui la raconte comme de celui qui l'écoute, de celui qui l'écrit et de celui qui la lit une croyance.
 
Les récits mythiques ne sont pas une pure fantaisie ou une illusion mensongère comme l'a cru l'âge classique. Le mythe cherche à résoudre une question essentielle pour l'homme, que la logique ne peut résoudre.
 
C’est dans ce sens que ces histoires mythiques méritent d’êtres revues et interprétées. Et l’objectif de ce petit travail est la redécouverte d’un monde inconnu, un monde énigmatique, un monde présent/absent, longtemps nié. Bref un monde qui mérite sa redécouverte.

                                                                                   
publié par Boughachiche. Myriam dans: www.mythologie

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Le mythe d'Antigone symbolise le conflit entre les valeurs de la cité et celles de l'individu, il s'agit de la fille d'Oedipe et de Jocaste qui, bravant une interdiction, fut condamnée à être enterrée vivante.

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